Retrouvez Catherine de Renzis sur Resalib : annuaire, référencement et prise de rendez-vous pour les Kinésiologues

Beurre ou margarine : comment (et pourquoi) choisir ?

Pendant des années, le beurre a été montré du doigt en raison de sa richesse en graisses saturées et son lien supposé avec le cholestérol. Beaucoup de personnes l’ont alors remplacé par la margarine, présentée comme une alternative plus « saine ».
Depuis, les connaissances en nutrition ont évolué, de nouvelles études ont été menées, et les recommandations ont été réévaluées.

Le beurre : un produit naturel à consommer avec modération

Le beurre est un aliment peu transformé, issu de la crème du lait. Il contient des graisses saturées, longtemps accusées d’être responsables des maladies cardiovasculaires. Pourtant, les recherches récentes démontrent que le problème ne vient pas d’un seul aliment, mais surtout de l’ensemble du mode de vie : alimentation ultra-transformée, excès de sucres, sédentarité, tabac, stress chronique, manque de sommeil…

Consommé avec modération, le beurre peut tout à fait trouver sa place dans une alimentation équilibrée. Il apporte également des vitamines liposolubles (A, D, E, K) et participe au plaisir alimentaire.

Le véritable enjeu n’est pas de le supprimer totalement de notre alimentation, plutôt de privilégier la qualité (en choisissant un beurre de baratte bio, par exemple)  et la juste quantité.

La margarine : une alternative pas vraiment idéale

La margarine a été développée par l’industrie agro-alimentaire comme substitut moins coûteux au beurre. Au fil du temps, elle est devenue un produit très industriel, fabriqué à partir d’huiles végétales transformées.

Pendant des décennies, certaines margarines ont contenu des acides gras trans issus de l’hydrogénation des huiles végétales. Ces graisses artificielles sont aujourd’hui reconnues comme néfastes pour la santé cardiovasculaire et sont désormais fortement limitées.

Mais si les formulations ont évolué, de nombreuses margarines restent des produits ultra-transformés, parfois riches en additifs, huiles raffinées ou acides gras oméga 6, contribuant au déséquilibre alimentaire moderne.

Certaines margarines enrichies en phytostérols sont également commercialisées pour « faire baisser le cholestérol », et cet argument marketing est totalement contestable. Les ingrédients « santé » (colza, olive, lin…) ont été si raffinés qu’ils ont perdu leurs propriétés antioxydantes, anti-inflammatoires et cardio-protectrices. De plus, réduire uniquement le cholestérol ne suffit pas à protéger la santé cardiovasculaire si l’alimentation globale et l’hygiène de vie ne sont pas prises en compte.

Attention aux produits “allégés” et “0%”

Face à la peur du gras, l’industrie agroalimentaire a développé de nombreux produits allégés ou à 0% de matière grasse.
Cependant, lorsque l’on retire le gras, il faut alors ajouter des ingrédients pour conserver texture et goût : amidons, sucres, épaississants, arômes ou autres additifs.

Résultat : certains produits allégés peuvent avoir un impact négatif sur la glycémie, favoriser les fringales et entretenir les déséquilibres métaboliques.

Un produit affiché comme “léger” n’est donc pas forcément meilleur pour la santé.

En pratique : que privilégier ?

Hormis leur usage, le beurre et la margarine sont aucunement comparables, et il est plus pertinent de revenir à une alimentation simple, variée et la moins transformée possible.

Quelques conseils :

  • privilégiez des produits bruts et de qualité 
  • consommez le beurre avec modération 
  • évitez de le chauffer à très haute température
  • limitez les produits industriels ultra-transformés
  • rééquilibrez les apports en bonnes graisses (acides gras oméga 3, notamment)
  • Pour des tartines gourmandes, essayez aussi des alternatives comme la purée d’oléagineux (amandes, noisettes…)
  • adoptez une hygiène de vie globale : activité physique, sommeil, gestion du stress…

En conclusion

La santé ne dépend pas d’un seul aliment mais de l’équilibre général du mode de vie.
Le beurre, consommé raisonnablement (et de préférence bio et sans cuisson) n’est pas l’ennemi qu’on a longtemps décrié. Quant à la margarine, elle n’est pas automatiquement une meilleure option simplement parce qu’elle est végétale ou allégée (malgré les promesses santé de l’emballage).

L’essentiel reste de privilégier des aliments simples, naturels et peu transformés, tout en gardant une approche équilibrée et durable de l’alimentation.

… Et pour la cuisson ?

Si vous avez l’habitude de cuisiner au beurre ou à la margarine, essayez plutôt (et adoptez !)  l’huile d’olive, qui reste relativement stable à la cuisson (jusqu’à 190 degrés environ).

Envie de faire un point sur vos habitudes alimentaires ? Contactez-moi pour un tour de votre cuisine et vos placards, des conseils personnalisés en micronutrition ou un bilan complet.